Construire son projet

La facette « projet » concerne tout ce qui permet à chacun d’exprimer son projet, ce qui permet à une équipe de construire son projet d’école ainsi que les conditions institutionnelles donnant à chacun la possibilité de s’exprimer et d’agir dans et sur ce projet.


Quelques « clés » pour illustrer et mieux comprendre cette facette :
  • Construire, rédiger, vivre et réguler ensemble le projet d’école.
  • Diminuer le pouvoir individuel pour accroitre le pouvoir collectif.
  • Exprimer, reformuler, approfondir régulièrement son projet personnel.
  • Choisir sa ou ses priorités de changement pour l’école (à repréciser chaque année).
  • Considérer les différences comme une richesse (et non comme un obstacle à dépasser).
  • Se faire aider par les personnes ressources externes pour accompagner la réflexion.
  • Organiser la participation des élèves à la gestion de l’école (pour valoriser la vie à l’école).
  • Se former régulièrement sur le plan personnel (se considérer comme le premier outil de travail).
  • Réfléchir souvent à la gestion de la tension entre « former des héritiers et/ou des novateurs ».
  • Se donner les moyens de relativiser l’importance de chaque discipline par rapport à la globalité de la vie.
  • Travailler inlassablement à la construction d’une cohérence d’action (sans la confondre avec unification).
  • Confronter régulièrement le choix des valeurs vécues et à vivre avec les pratiques, les organisations…


Pour approfondir ce qui se cache derrière la formulation des «clés» : des éléments de réflexion

Les textes et les extraits de textes qui suivent peuvent aider à comprendre, à approfondir et à élargir tout ce qui se cache derrière l’intitulé « projet».

  • Textes de la valise pédagogique « Clés pour le cycle » SeGEC, mai 1997. (télécharger le document : 40 Ko/format PDF)
  • Autres Textes :

Des outils personnalisés pour construire son projet :
Le cartable à projets : le temps des projets personnels
(cliquer pour télécharger le document : 1,5 Mo/format PDF)
“On a toujours intérêt à donner la parole aux enfants.”

Par cette phrase, lors d’une formation, Jean Van Cottom m’a mis sur la voie du travail par projet personnel… Il avait également attiré notre attention sur le fait que les enfants, aussi petits soient-ils, ont déjà leurs centres d’intérêts très personnels…

Auparavant, j’avais le souci d’apprendre l’autonomie à mes élèves. Je les faisais donc travailler sur des fichiers “classiques”. J’organisais des travaux de recherche sur les animaux, par exemple… Mais cela ne me donnait pas entièrement satisfaction…
Je l’ai interprété ainsi: je mettais les enfants au travail…
Mais c’était mon projet, pas le leur… Il manquait donc d’un élan personnel; cet élan que chacun peut décider de mettre s’il se sent dans un projet qui lui tient à coeur…
Suite à cela, j’ai décidé de réserver dans mon horaire de semaine, du temps où l’enfant peut choisir et réaliser son projet à lui…Temps dont il devient pleinement responsable…

Christophe Philippo, cycle 2
école Ste Agnès, Rixensart


Projet d'établissement ?
(télécharger le document : 760 Ko/format PDF)

Quand je suis devenu animateur pédagogique, en septembre 1998, une grande partie des écoles fondamentales était encore au prise avec la rédaction du projet d’établissement commandé par le tout nouveau décret « Missions ». La réflexion suivait son cours depuis quelques temps, mais le chemin à parcourir pour finaliser le document écrit était encore long et les équipes pédagogiques semblaient quelque peu à bout de souffle… Pourtant l’échéance de la transmission du document à l’administration se profilait à l’horizon.
Forts du vécu de nos écoles respectives et armés d’outils construits en formation, mes deux collègues nouvellement promus et moi-même avons mis sur pied notre première journée pédagogique avec la ferme volonté d’aider le plus concrètement possible les équipes que nous accompagnions à finaliser la rédaction de leur projet d’établissement.
Ce sont les supports de cette journée pédagogique, amendés au fur et à mesure de nos différentes interventions, façonnés par les besoins spécifiques de certaines écoles, revus et corrigés par nos collègues animateurs de Charleroi et Mons…que je vous propose de découvrir ici.

Télécharger le texte de Alain Bollon auquel cet outil fait référence ( 700 Ko/format PDF)

Yves Lessens,
avec la collaboration de Mercedes Vercouter et
Benoît Delloye, animateurs pédagogiques,

Sedef Hainaut


Les devoirs libres : quand les devoirs sont au service de la différenciation
(télécharger le document : 465 Ko/format PDF)

Depuis longtemps, la problématique des devoirs et du travail à domicile me pose question :j’y vois davantage de sources de problèmes que de solutions … Mais quand on sait que les devoirs sont tellement ancrés dans la culture scolaire, et que leur quantité sert souvent de critère d’appréciation d’une « bonne » école aux yeux des parents, on comprend mieux que les choix pédagogiques en matière de travaux à domicile restent très étroits. Aussi, j’essaie d’organiser les devoirs d’une manière la plus intéressante possible, en tentant de concilier les contraintes évoquées ci-dessus et les intentions pédagogiques qui guident mon travail en classe. C’est ainsi que, depuis plusieurs années, notre école propose aux enfants un contrat-devoir. L’an dernier, j’avais envie de responsabiliser davantage encore les enfants face au travail à domicile : l’idée m’était venue de leur proposer la réalisation d’un devoir au choix, parmi une liste de tâches variées que j’aurais établie. Sans trop savoir comment j’allais gérer l’évaluation de travaux aussi différents que des exercices supplémentaires en calcul mental ou la réalisation d’une recette culinaire, je n’étais pas allé jusqu’au bout.

Cette année, au cours d’un module de formation consacré à la différenciation, Stéphane Hoeben, le formateur, nous présenta l’idée des devoirs libres. Elle fit tout de suite écho en moi, en renforçant ma conviction de l’importance de personnaliser le travail à domicile.

Luc Louette, cycle 4
école des Ursulines, Tournai


Construire un projet d'école
(télécharger le document : 1,7 Mo/format PDF)

Dans notre diocèse, depuis 2005, nous poursuivons deux axes de travail : « la qualité des apprentissages » et le « vivre ensemble ».
Dans le cadre de ce plan d’action, une attention particulière est donnée aux écoles accueillant un public plus exposé à la « non-réussite ». Aussi, les directions des écoles reconnues  bénéficiaires de l’encadrement différencié sont régulièrement réunies et accompagnées par le SeDEF afin de les aider dans l'analyse des différents changements et des évolutions à promouvoir dans leur établissement, des enjeux et des questions qui se posent au quotidien.

En septembre 2005, nous leur avons proposé de les accompagner dans les phases d’analyse, de prise de décisions et de planification afin de réaliser leur projet triennal.
Notre ambition était de favoriser le passage d’une logique de gestion « compensatoire » des moyens (“j’ai des moyens et je les utilise pour combler des manques”) à une gestion plus stratégique de réels projets locaux (“je me mets en projet pour identifier des besoins et j’utilise les moyens au service du projet”). En effet, nous pensions que seule une réelle mise en projet apporterait des bénéfices à long terme.  Ce postulat, au centre des débats, a nourri nos réflexions et nos constructions.
C’est ainsi que nous avons élaboré un outil destiné à faciliter un processus de mise en projet articulé en quatre phases: auto-analyse de l’établissement, élaboration d’un projet, mise en œuvre du projet et évaluation des résultats des actions entreprises.

A l’expérience, il nous est apparu que cette démarche était également pertinente pour toute école désireuse de se mettre en projet de changement.

L’équipe des conseillers pédagogiques du diocèse de Liège
et Dina Sensi , formatrice à l’Institut de Recherche,
Formation et Action sur les Migrations (I.R.F.A.M.) de Liège